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Depuis le Théâtre National de Chaillot, à Paris. Près d’un an après son entrée à l’Elysée, le Président de la République a répondu aux questions de Jean-Jacques Bourdin et d’Edwy Plenel pour faire le bilan de son action.

J’avais suivi avec intérêt l’interview au journal de 13h sur TF1. Je pense que cette interview sur BFMTV était complémentaire et fera date car elle a permis d’aller au fond des sujets. Le Président de la République n’a esquivé aucune question, n’a pas compté son temps, et a levé les doutes et les oppositions politiques dont Jean-Jacques Bourdin et Edwy Plenel se sont parfois fait les relais.
J’invite celles et ceux qui s’interrogeraient encore à revoir cette interview car elle contient de nombreuses réponses aux questions que les Français peuvent se poser :

J’ai par ailleurs retrouvé chez Emmanuel Macron ce qui m’avait déjà interpellé en 2014 quand je l’ai rencontré pour la première fois : sa détermination, sa sérénité et sa grande maîtrise de tous les sujets évoqués.

Il est par exemple revenu en longueur sur :
– les raisons de l’intervention en Syrie, qui a redonné à la communauté internationale la crédibilité nécessaire pour faire avancer une solution politique qui permette d’aboutir à une paix durable
– la question de la transformation de notre système de santé, pour laquelle il a donné rendez-vous début juin
– la question de la réforme de la SNCF, rappelant les efforts attendus de chacun pour mettre la société sur de bons rails pour l’avenir, et annonçant qu’à partir de 2020 l’Etat reprendrait progressivement à sa charge une partie de la dette
– la question de l’évacuation de Notre-Dame-des-Landes, puisque ses occupants illégaux n’ont aujourd’hui plus aucune raison d’y rester, et pour laquelle une soixantaine de gendarmes ont déjà été blessés, en rappelant les procédures encadrant les projets agricoles susceptibles d’être régularisés.

Le Président de la République avait accepté de participer à une interview. Il a eu droit à ce qui ressemblait parfois à un débat, c’est dommage. C’est ce qui arrive quand des journalistes font état de leur opinion au lieu de poser des questions et d’écouter les réponses.