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Suite à la saisine de Marlène SCHIAPPA, Secrétaire d’Etat chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, le Haut Conseil à l’Egalité (HCE) rend public ce jour son Avis « Investir dans l’organisation administrative et institutionnelle des Droits des femmes : première brique d’une véritable transition égalitaire ».   En 40 ans de loi et politiques publiques pour les droits des femmes, des progrès ont été accomplis sans pour autant parvenir à réduire significativement les inégalités entre les femmes et les hommes :

  • Alors que le principe de l’égalité de rémunération entre les femmes et les hommes est inscrit dans la loi en 1972, l’écart des salaires entre les femmes et les hommes se réduit, mais trop lentement. Et la majorité des entreprises est aujourd’hui hors la loi. Ainsi, seules 40% des entreprises assujetties à l’obligation d’être couvertes par un accord collectif relatif à l’égalité, ou, à défaut, par un plan d’action sur l’égalité professionnelle, sont en règle. 60% des entreprises ne le sont donc pas ;
  • Alors que les violences faites aux femmes sont aujourd’hui mieux connues et mieux comprises, que l’accueil des victimes s’est significativement amélioré, il demeure un décalage abyssal entre la réalité massive des faits de viol, par exemple, et la très insuffisante judiciarisation et condamnation de ce crime : à peine 1% des violeurs sont aujourd’hui condamnés ;
  • Alors que la part des femmes a cru dans l’ensemble des assemblées politiques, nationales ou locales, les postes-clés demeurent encore majoritairement aux mains des hommes.

 

Cet après-midi, nous avons auditionné avec la Délégation aux droits des femmes, la présidente du HCE, Danielle BOUSQUET. Je l’ai interpellé sur les inégalités salariales, une injustice criante et que l’on ne peut plus tolérer aujourd’hui. Je vous invite à retrouver notre échange dans cette vidéo :