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A l’invitation d’Annabelle Ténèze, directrice du musée des Abattoirs et de son équipe, j’ai eu le plaisir de participer au vernissage de l’exposition « Medellín, une histoire colombienne », en présence de nombreux artistes, élus,de l’ambassadeur de Colombie en France, M. Federico Rengifo Vélez, et des commissaires français et colombiens. Cette exposition nous amène dans un voyage artistique et historique sur les cinquante années de guerre qui ont frappé la société colombienne. Le pays a en effet été en proie à la violence au cours du XXème siècle. Il a été engagé dans la seconde partie du siècle dans le plus long conflit armé intérieur du continent sud-américain. Au XIXème siècle, la Colombie acquière peu à peu son indépendance après les siècles de colonisation espagnole. Suite à cette longue guerre de libération apparaissent de nombreux conflits notamment pour le partage des terres. Les conflits généralisés s’installent et favorisent l’apparition des guérillas et des trafics de drogues, et les déplacements de populations. Une des œuvres photographiques (des jambes de femmes tatouées) témoignent du parcours réalisé à travers le pays pour fuir la guerre.

Ces dernières années, un processus de paix, toujours en cours, entre l’Etat et le mouvement des FARC, tente de mettre fin à plus de 50 ans de conflits. Cette histoire se reflète dans la scène artistique colombienne. Plus de 40 artistes parmi lesquels Botero témoignent là de cette vivacité culturelle et de cette période qui a marqué la Colombie.

« Medellin, une histoire colombienne » réunit 46 artistes et s’inscrit dans le cadre de l’année France-Colombie 2017. L’exposition est organisée conjointement par les Abattoirs et le Museo de Antioquia de Medellín. Elle est construite autour d’un corpus issu des collections du musée d’Antioquia et d’œuvres d’artistes invités à Toulouse.

Parallèlement à ce vernissage, avaient lieu hier soir le lancement de deux très belles expositions : « Hessie, Survival Art » (avec un film émouvant sur cette artiste féministe qui se livre), et « A rock is a river » de la jeune artiste Maya Rochat. Coup de cœur pour l’installation dans la médiathèque (que je vous invite à aller voir !)