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Dans le cadre de mes fonctions de Vice-président de la commission des affaires économiques à l’Assemblée et député de Haute-Garonne, je me suis rendu aux Etats-Unis du 9 au 16 janvier afin de participer au plus grand salon mondial sur les nouvelles technologies (Consumer Electronic Show – CES) et visiter la Silicon Valley, aux côtés d’une délégation de la CPME, menée par l’équipe de Haute-Garonne et son président, Gilles Nakache. Près de 80 chefs d’entreprise ont fait le déplacement, dont une grande partie venant de Toulouse.

J’ai accompagné Mounir Mahjoubi, secrétaire d’Etat chargé du Numérique, au cours de sa visite et pour un échange privilégié avec la CPME 31. Cliquez ICI pour lire l’article sur le sujet.

C’était la première fois que je me rendais au CES. Il faut s’imaginer un salon organisé sur plusieurs kilomètres de long, dans différents espaces, intérieurs et extérieurs, où se côtoient les dernières innovations dans les nouvelles technologies. Les grandes entreprises ne manquent pas ce rendez-vous et présentent généralement leur produit sur de grands stands. Les start up ont quant à elle un hall dédié, appelé « Eureka Park », dans lequel elles ne peuvent exposer qu’une fois. Il s’agit donc pour elles d’une opportunité de se faire connaître, rencontrer des investisseurs, et confronter leur produit ou service à des milliers de personnes.

La France constitue la 2ème délégation, après les Etats-Unis, présente au CES. Et cela se vérifie avec les dizaines de start-up qui ont fait le déplacement, pour certaines regroupées dans la French Tech et accompagnées par Business France, pour d’autres accompagnées par les régions (l’Occitanie avait un espace dédié) ou encore La Poste qui, accompagne des start-up dans les domaines de la santé, du logement, des biotechnologies par exemple.

J’ai regretté que la France soit le seul pays à partir en ordre dispersé. En effet, les start up françaises étaient éparpillées. Si l’on veut réellement aider nos jeunes pépites, au-delà de leur accorder des subventions publiques, je pense qu’il est nécessaire que le politique s’efface et que l’on capitalise sur la marque France.

Car oui, la France a des atouts à faire valoir et jouit d’une image très positive à l’étranger, et Emmanuel Macron n’y est pas pour rien. J’ai en effet entendu de nombreux Français me dire la fierté retrouvée d’être Français, et des visiteurs étrangers enviant la France, et saluant le dynamisme et l’action du Président de la République.

J’ai également rencontre Gary Chapiro, le président du CES, que j’ai invité en France pour venir parler des entreprises et de l’entrepreneuriat.

Ce déplacement aux Etats-Unis m’a ensuite amené à San Francisco et à la Silicon Valley, aux côtés de nombreux entrepreneurs toulousains, Avant quelques visites d’entreprises, nous nous sommes rendus au Silicon Valley Innovation Center à la rencontre de son directeur, Andrey Kunov, pour une conférence sur l’innovation et une présentation de l’éco-système numérique local.

Le numérique fait partie de l’ADN des entreprises implantées dans la Silicon Valley. C’est par exemple le cas de Tesla, constructeur automobile de voitures électriques sportives et de luxe. J’ai eu l’opportunité de visiter leur usine de Fremont, dans laquelle l’entreprise cultive savamment le secret. Photos interdites, mais pour se faire une idée, le site représente l’équivalent de 66 terrains de foot et accueille 10.000 salariés.

Chez Facebook, à Palo Alto, une autre ambiance. Campus à l’américaine, bâtiments colorés, vélos à disposition pour se déplacer sur ce site qui s’étend sur un kilomètre, espaces détentes disséminés, etc. A l’inverse de Tesla, chez Facebook, on vous encourage à communiquer, prendre des photos, les partager.

 

Le point commun que j’y ai vu, et tout au long de mon déplacement, c’est la culture d’entreprise, et l’encouragement permanent à la prise de risque.
Ces quelques jours m’ont également permis d’échanger avec de nombreux chefs d’entreprises toulousains, à la veille de l’examen à l’Assemblée de la loi sur le droit à l’erreur et de la loi PACTE (plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises).