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Alors que l’Assemblée nationale examine en ce moment le projet de loi de sécurité intérieure et de lutte contre le terrorisme (SILT), je suis intervenu hier soir en conclusion des débats de la deuxième journée pour défendre les nouvelles mesures portées par le Gouvernement et le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, dont j’ai tenu à saluer l’action déterminante sur ces sujets.

Après des heures de débat avec l’opposition et alors que nous arrivions au vote sur l’article 3, plusieurs députés Les Républicains ont quitté l’hémicycle sans prendre part au vote ni écouter les explications de vote des autres groupes. J’ai tenu à dénoncer cette attitude. Je pense en effet que le renouvellement des pratiques, largement souhaité par les Français, passe par un plus grand respect dans l’enceinte de l’Assemblée nationale.

Sur le fond, cette loi antiterroriste est une loi qui concilie sécurité et libertés. Il s’agit de conserver des mesures de police garantissant la sécurité des Français, gage de l’exercice de leurs libertés, sans transposer l’état d’urgence dans le droit commun. Toutes ces mesures s’inscrivent dans le respect de nos règles constitutionnelles.

Toutes les mesures sont ciblées uniquement sur les cas de terrorisme et les individus les plus dangereux alors que l’état d’urgence permettait de prendre des mesures sur le fondement d’une menace à la sécurité et à l’ordre publics.

Là où la droite juge ce projet de loi laxiste et l’extrême gauche liberticide, je suis convaincu que nous avons ici un texte justement proportionné et adapté à la menace terroriste grandissante. Ce texte permettra de continuer à assurer au maximum la sécurité des Français tout en garantissant leurs libertés.