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J’ai rencontré vendredi les équipes toulousaines d’Airbus Defence and Space, n°1 de l’industrie de la défense et de l’espace en Europe comme en France. A Toulouse, la division compte près de 3500 salariés.

L’activité d’ADS est organisée autour de 3 entités :

Communications, renseignement et sécurité : elle fournit des solutions de pointe en matière de renseignement, de communications, d’imagerie et de cybersécurité. Des outils développés par ADS ont ainsi déjà fait leur preuve. FARMSTAR, par exemple, est un outil d’aide à la décision dédié à l’agriculture. Il permet aux agriculteurs d’optimiser le rendement et la qualité de leurs cultures de manière raisonnée et dans le respect de l’environnement. Dernièrement, les équipes ont développé un nouveau service : Starling. Il s’agit d’un service indépendant de vérification des politiques « zéro-déforestation », proposé aux entreprises engagées dans la mise en place de chaînes d’approvisionnement responsables.

Espace : Airbus Defence & Space conçoit, développe et fabrique des satellites et des infrastructures orbitales. Concrètement, ces satellites sont utilisés pour les communications mobiles, des services fixes et des missions de radiodiffusion directe pour la télévision, la radio et internet, ainsi que diverses autres applications associées. C’est donc au coeur de notre quotidien. Le domaine d’activité de l’entité s’étend de la conception des systèmes à la fabrication des satellites, au lancement et à la mise à poste, jusqu’au contrôle total au sol et aux réseaux de télécommunications. Les satellites d’Airbus Defence & Space sont réputés pour leur fiabilité et leur longévité. A noter que la plus grande partie de l’activité satellites du groupe est implantée à Toulouse !
J’ai eu la chance de visiter la ligne d’assemblage OneWeb Satellites, inaugurée en juin dernier. OneWeb, c’est un projet de constellation de 648 satellites de télécommunication circulant sur une orbite basse, pour fournir l’accès à Internet à haut débit, à toute la population à travers le globe, à partir de 2022. A Toulouse seront assemblés les 10 premiers satellites avant que OneWeb, l’entreprise basée aux Etats-Unis, ne poursuive la production. Au total, 900 satellites (648 en orbite et plus de 200 de secours) seront lancés d’ici 2019.

Ma visite s’est poursuivie au cœur de la salle d’intégration « Astrolabe », l’équivalent pour les satellites des usines d’assemblage des avions. Airbus Defence & Space fabrique en effet des satellites pour les opérateurs du monde entier. Une fois la commande passée, deux ans sont en général nécessaires à la conception, à la fabrication, au test et au lancement d’un satellite. Cette salle d’intégration est une salle blanche, habituellement fermée au public (pour des raisons de sécurité et de protection des satellites) où le port de blouse, charlotte, et masque est obligatoire. Fabriquées aux quatre coins de la France et de l’Europe, les pièces sont fixées sur un chassis. Les éléments les plus lourds sont soutenus par des ballons d’hélium ou des potences, car leurs fixations ne sont pas prévues pour supporter la gravité terrestre.

Avions militaires :
Airbus fabrique des avions de combat, de transport (dont l’A400M) et des dispositifs ISR (renseignement, surveillance et reconnaissance) grâce notamment aux drones. Lors de ma visite la semaine dernière de la chaîne d’assemblage de l’A330, j’ai pu voir un appareil en cours d’aménagement destiné à l’armée sud-coréenne.

Au travers de ces activités et de ces nouveaux projets, et avec la présence de nombreuses entreprises du secteur, Toulouse confirme qu’elle est la capitale européenne du spatial et de l’aéronautique. Une réelle fierté pour le Toulousain que je suis, et une volonté de défendre ce savoir-faire et cette réussite au-delà de notre région, en tant que député et vice-président de la Commission des affaires économiques à l’Assemblée nationale.