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Aujourd’hui j’ai visité l’Ecole de Production ICAM Toulouse accompagnés de Gilles Vandecavaye, directeur de l’Ecole de Production et Jean-Denis Falise, directeur de l’ICAM.

L’école de production apporte une réelle formation à des jeunes en difficultés, de 15 à 18 ans, sur des métiers d’usinage et de chaudronnerie dans lesquels les entreprises peinent à recruter des candidats qualifiés. Ces jeunes qu’ils soient migrants, décrocheurs ou sous protection judiciaire y trouvent un lieu d’écoute, de soutien, de respect et de valorisation du travail effectué.

L’un d’entre eux m’a confié qu’à l’école on lui disait « tu ne vas jamais réussir », « ici dès que je rate quelque chose, on me dit ‘vas-y recommence, tu vas y arriver’ ». Plus loin dans l’atelier, un autre jeune revient me raconte son parcours : « J’ai longtemps subi le système éducatif, ici je suis acteur de ma formation et j’ai une relation salarié-entrepreneur avec mes formateurs, ce qui m’a fortement motivé.

Les médias nationaux se sont déjà intéressés à l’école. Je vous invite à retrouver ci-dessous les reportages de TF1 et France 2 :

J’ai également apprécié la mixité sociale constatée dans cette école entre les élèves ingénieurs et ceux de l’Ecole de Production. En effet, différents évènements sont organisés par les élèves et récemment un voyage au ski a réuni les élèves de l’Ecole de Production et les futurs ingénieurs de l’ICAM.

L’Ecole de Production affiche désormais un taux de réussite au CAP de 90% et certains vont même jusqu’au bac pro. Cette réussite est attribuée au travail des élèves et à la qualité de l’encadrement. En effet, des professionnels et bénévoles forment et encadrent les élèves afin que ces derniers puissent bénéficier de la formation leur permettant d’être embauchés dès l’obtention de leur diplôme. A leurs côtés, des entreprises partenaires locales accompagnent le projet en accueillant des stagiaires et apprentis mais aussi en passant des commandes car les ateliers fonctionnent comme une mini entreprise avec des bons de commande, un cahier des charges et des délais à respecter.

Grâce aux « ateliers mini-entreprises » les élèves de l’école de production sont passés du statut de décrocheurs à celui d’entrepreneurs à succès. Ce sont véritablement des entreprises dans l’école qui se développent au sein de l’ICAM.

Ce dispositif d’insertion a été présenté par le directeur de l’école de production à Bruxelles aux représentants des Etats membres. En septembre 2016, c’est le Président de la République qui a récompensé ce projet lors de la remise des prix « La France s’engage », label crée en 2014 par l’Elysée. Son caractère innovant, efficace et porteur de projet permet une intégration de ces jeunes. La confiance, la solidarité, la responsabilité et la réussite collective sont les atouts essentiels de cette école pas comme les autres.